TRACES – FR

Alors, il y a quelques temps, en … 2016, j’ai eu cette idée de raconter le Parkour, “mon Parkour” à travers une série photo.
Pourquoi ?
Parceque pour moi, le parkour et la photo sont étroitement liés.
J’ai commencé à bouger grace a mon appareil, et j’ai commencé à faire des photos grace au parkour.

Au début, c’était une façon de garder des souvenirs, des expériences.
Puis, avec le temps, le recul, les recherches et le travail d’autres photographes, je me suis rendu compte de tout ce que pouvais exprimer une simple image.
Et c’est cela qui m’as donné envie d’approfondir cette pratique, de pouvoir, à travers des photos, transmettre bien plus que l’instant.

 

De la même manière que le Parkour, la Photographie m’a appris à voir différemment.

 

Pour comprendre, faut retourner un peu en arrière vers 2012, j’ai commencé à bouger seul, en regardant des vidéos, et en essayant de recopier. Puis j’ai eu un reflex pour mon anniversaire, et j’ai commencé me filmer pour comparer.
Au fur et à mesure, j’ai rencontré différentes personnes qui sont venus bouger avec moi, et là, à avoir un appareil photo, je me suis dis, pourquoi pas faire des photos ?
J’ai donc commencé à suivre mes amis, faire quelques images, et aujourd’hui je suis photographe et vidéaste de sport à temps plein.

 

Pour la série ci-jointe, j’ai fait le choix d’un traitement noir et blanc intégral, car il est, de par sa nature, une interprétation de la réalité. C’est une façon de se mettre à la place du traceur, d’avoir un aperçu de sa vision des choses, de se focaliser sur l’essentiel, et d’accorder plus d’importance à la texture ainsi qu’à son environnement.

 

La photo de parkour, qu’est ce qu’elle représente ?
Personnellement, j’aime penser que c’est un mélange de styles, qui sont à la fois très différents, mais aussi très complémentaires.

Le premier style, évidemment, est la photo sportive. Nous entrons dans un monde rapide, tous les gestes sont calculés, anticipés, réglés. Une fois lancé, l’athlète s’adapte à son environnement.
C’est ici que nous arrivons dans une approche de la photo animalière, puisque le sportif devient animal. Il ne cherche ni à être beau, ni notre sujet, mais à être efficace, à exécuter son mouvement. L’esthétique photographique qui en ressort résulte de la réussite de son mouvement.
L’ensemble rejoint un autre genre photographique, l’architectural. Le traceur n’est pas le seul sujet, les obstacles dont il joue sont aussi importants que lui, et deviennent partie essentielle de la photo.

 

Pour beaucoup, le Parkour se résume à aller d’un point A à un point B.

Personnellement, je pense qu’on peut pousser la définition plus loin, en disant que le Parkour, c’est d’aller de là où nous en sommes, à l’objectif que l’on se fixe, quel qu’il soit.

 

Du coup, revenons en été 2016.
J’avais proposé à mes potes de faire quelques jours vraiment photo. J’ai pour habitude d’avoir une approche très « reportage », c’est à dire que je reste silencieux, je respecte quand ils décident de faire un saut, et si ils décident de le répéter ou pas.
En tant que traceur aussi, je sais à quel point la préparation et mental sont important, du coup je cherche vraiment à être le moins présent possible.

 

L’idée, c’était vraiment de se retrouver, pendant 2-3 jours, et d’aller s’entrainer, de s’amuser, sur les différents spots de notre ville, de faire un peu tout, de résumer, en 10 photos, notre Parkour.